La méthode Freinet

La méthode Freinet

L’apprentissage de la vie en communauté avec la méthode Freinet.


Mon goût prononcé pour la vie en communauté ne viens pas seulement de l’éducation que mes parents m’ont donné. J’ai eu la chance à l’âge de 7 ans de pouvoir intégrer une école où était appliquée la méthode Freinet. Cette méthode n’est plus très connue car remplacée par celle de Montessori depuis quelques années. La pédagogie Freinet est basée sur le sentiment d’efficacité personnelle et renforce le sentiment d’auto-efficacité chez l’enfant.
C’ est une pédagogie originale mise au point par Célestin Freinet et son épouse Élise Freinet. Fondée sur l’expression libre des enfants, texte libre, dessin libre, correspondance inter-scolaire, imprimerie et journal étudiant. Suite à une blessure aux poumons pendant la guerre de 14/18, Freinet peinait à parler.C’est pour cela qu’il chercha une solution pour faire participer plus ses élèves et ainsi minimiser son temps de parole.

Ce grand Monsieur, n’a pas seulement enlevé l’estrade.  » Le professeur ne doit pas dominer la classe, mais se mettre à son niveau ». L’autorité est bien mieux acceptée pour la transmission des connaissances et l’enseignement n’est plus basé sur une relation hiérarchique. Il peut ainsi déléguer aux enfants plusieurs responsabilités et leur apporte une ouverture d’esprit.

Au sein de nos classes, nous nous sommes retrouvés tous, si différents, d’origines et milieux si diverses. Et pourtant à partager les mêmes choses. Nous étions des enfants avec le même objectif : apprendre.
Sénégalaise, Suédois, Marocain, Kabyl, Français, Portugaise… Fils ou fille de juge, artiste, maçon, chômeur ou encore enfant de personne… Besoin d’aide ? Il suffisait de demander non pas seulement à l’enseignant mais aussi à nos camarades. Dans le planning hebdomadaire, il y avait des leçons données par l’enseignant. Le reste du temps, nous étions en quasi-autonomie. Nous pouvions décider d’écrire des textes libres, de peindre, de faire des recherches ou encore de faire des mathématiques. Nous nous auto-corrigions avec une vérification de notre « Maître ». Le fait d’avoir des objectifs à atteindre et des évaluations régulières nous avait donné le goût du travail, du challenge et de l’entraide. Entre élèves, les liens étaient puissants. Une véritable petite tribu.

Une quantité assez conséquentes d’activités étaient mises en place. Du mieux que je m’en souvienne, voici une petite liste de ce que nous pouvions faire.

Une fois par an, les classes étaient mélangées pour travailler dans des ateliers sur un thème commun. Mon dernier souvenir était celui de l’habitat. C’est à travers la pâtisserie, l’architecture, le papier mâché… que nous avons pu collaborer pendant une semaine. Les parents participaient beaucoup à toutes nos activités.

Aussi, nous avions crée un journal. Du titre, en passant par les articles (poèmes, photos, interviews…), jusqu’à la détermination du tarif afin d’en obtenir des bénéfices. Nous faisions absolument tout !

J’ai le souvenir d’avoir eu des correspondants à Colombes. Là encore, cela nous a donné goût à l’écriture, la lecture et le dessin. Nous avons découvert de façon concrète d’autres modes de vie, d’autres contextes géographiques et culturels. Cela procure un public et des interlocuteurs pour les réalisations de toutes sortes.

Comment ne pas également vous parler de la coopérative.

Chaque classe s’organisait de façon coopérative. En effet, en supplément du règlement de l’école, nous avions crée nos propres règles. Ainsi, nous étions rigoureux dans l’applications de celles-ci et elles nous permettaient de réguler les conflits, gérer nos projets et partager autour de nos travaux.

Ces activités de communication ont développé notre écoute, les compétences orales et la construction de l’esprit critique. Une boîte à idées est souvent déposée dans la classe pour favoriser le dialogue.

Bien avant qu’il y ai toutes ces normes de sécurité, nous avions le loisirs de jardiner et ainsi nous préoccuper de l’environnement, de la faune et de la flore. On a pu comprendre les qualités de chaque saisons et surtout la patience. Tout vient à point à qui sait attendre. Il y avait un poulailler et un clapier, où l’on s’occupait à tour de rôle de nos protégés.

Cette fratrie a bien grandie et pour une majeure partie nous sommes devenus parents à notre tour et forcément compare l’éducation que reçoivent nos enfants avec la notre. J’ai le luxe d’avoir gardé contact avec plusieurs d’entre eux. Nous en avons tous la même conclusion. Au sein de l’école Frédéric Mireur, nous n’avons pas seulement appris à lire et à compter. Nous avons appris des valeurs. Le partage, la bienveillance, l’écoute, le respect, la rigueur, l’autonomie et la créativité.

Tiens !! Ne serait-ce pas les valeurs d’un bon Community manager ?

Toujours souriante, j’ai un besoin certain de rendre la vie douce et agréable. Mon côté maternel me mène à prendre soin de mon entourage. Ces qualités là, sont de toute évidence adaptées à mon métier. Contactez-moi afin que je puisse veiller sur votre communauté

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